mercredi 4 avril 2018

Remettre de l’humain des SIC dans les TIC

À lire, cet article intéressant de Jean-Michel Franco, chroniqueur pour lemondeinformatique.fr : "Ne vous noyez pas dans votre lac de données". J'en retiens quelques observations qui, bien que paraissant anodines, contribuent néanmoins à confirmer la pertinence de mes travaux, et qu'il est bon de rappeler, surtout lorsqu'elles émanent, en 2018, d'un spécialiste des technologies de l'information innovantes et de leur adoption dans l'entreprise :

mercredi 20 décembre 2017

L'intelligence économique toujours en question

  À lire cette analyse intéressante faite par Pierre-Yves Debliquy d'un billet bien documenté de Jérôme Bondu qui s'interrogeait sur la réalité pratique des "trois piliers" de l'intelligence économique sur lesquels repose, depuis la parution du rapport Martre, l'approche française de la profession "qui  ne serait qu’une vue de l’esprit".

vendredi 19 mai 2017

Pour éviter une «disparition de l’homme» qui «s’effacerait, comme à la limite de la mer un visage de sable»


Il m’a semblé, tout au long d’un colloque consacré aux « méthodes et stratégies de gestion de l’information par les organisations : des "big data" aux "thick data" » auquel j’ai participé récemment, que se dégageait un accord général sur la nécessité de donner la priorité à la fonction cognitive plutôt qu’à la fonction statistique ou à la méthodologie plutôt qu’à la technologie. Mais peut-être n’est-ce là qu’un effet de mon tropisme avéré pour l’analogie du discours dialectique plutôt que pour l’exactitude du calcul numérique ?

vendredi 20 janvier 2017

Le 21ème siècle devra être "électronique" plutôt que seulement "numérique" comme il semble en prendre malheureusement la voie


À l’occasion de la 19ème édition du Colloque international sur le Document Électronique (CiDE.19) « Vers une épistémè numérique ? » à Athènes les 24 et 25 novembre 2016, j’ai présenté une communication intitulée Aristote et l’épistémè numérique : une affaire de sens. Le concept d’épistémè déterminant la thématique du colloque était emprunté à Michel Foucault qui l’a illustré dans Les mots et les choses, par trois moments d’un renouveau intellectuel et artistique en Occident initié par la Renaissance avec l’invention de l’imprimerie, suivie de la période classique avec ses académies, puis de l’époque moderne dont la traduction conceptuelle encore un peu floue pourrait bien évoluer, selon son auteur, vers une disparition de l’homme qui « s’effacerait, comme à la limite de la mer un visage de sable » (Michel Foucault, Les mots et les choses, Gallimard, Paris,1966). Cette période moderne pourrait aussi être en train d’évoluer, comme le suggèrent les organisateurs du colloque, vers une mutation numérique, dont on peut observer aujourd’hui les conséquences pour le document, et sur laquelle ils interrogeaient les intervenants. Je m'interroge, pour ma part, sur la pertinence de cette notion de "numérique" qui devrait selon moi céder la place à celle d' "électronique".

dimanche 27 mars 2016

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (IA) OU IDIOTIE SAVANTE (IS) ?

"Même un robot peut devenir raciste et antisémite"
 
« Tay, l'intelligence artificielle lancée hier par Microsoft sur Twitter, a été "débranchée" : elle était devenue raciste en moins de 24 heures ». À méditer, ces quelques extraits d’un article de Judikael Hirel (Même un robot peut devenir raciste et antisémite), publié par Le Point.fr le 25/03/2016

mardi 23 décembre 2014

Intelligence économique et renseignement d’entreprise

Pour une politique publique distincte de ses prolongements privés dans l’entreprise et la considération de leurs liens respectifs avec un renseignement débarrassé de tous les accessoires de la clandestinité propres aux missions régaliennes de sécurité nationale

Si l’on veut bien observer avec les militaires qu’un renseignement (résultat de l’exploitation des informations[1]) est une information exploitée, le renseignement est une fonction d’exploitation qui parcourt dans son intégralité un cycle allant du recueil de l’information utile, à l’orientation des sources ou des capteurs, en passant par la capitalisation des connaissances et la restitution de savoirs à tous les acteurs opérationnels qui en ont l’usage. À partir de là, on peut tenter une définition du renseignement qui permette d’envisager sereinement son extension au domaine économique sous certaines conditions qu’il est possible de préciser.